Publié le 11 décembre 2019

Deuxième Séminaire Régional #PAGOF à Abidjan

Continuer à valoriser et partager au niveau régional, les bonnes pratiques et expériences réussies de gouvernement ouvert en Afrique francophone

Comme l’an dernier à Tunis, le projet PAGOF a organisé, les 5 et 6 novembre, son deuxième séminaire régional qui a rassemblé plus de 120 personnes issues de la société civile (dont les médias) et de l’administration de 16 pays d’Afrique francophone, pour échanger sur les bonnes pratiques liées au gouvernement ouvert et au Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO). Le gouvernement ouvert se définit comme une culture de gouvernance fondée sur des politiques publiques et des pratiques innovantes, et basée sur les principes de transparence, de responsabilité et de participation, qui renforce la démocratie et la croissance inclusive.

Vers la constitution d’un réseau de praticiens du gouvernement ouvert en Afrique francophone

Pendant deux jours, les experts et praticiens de ces 16 pays ont ainsi partagé les expériences, projets et outils facilitant la mise en place du gouvernement ouvert au sein des administrations et de la société civile. Cette année, ces échanges ont eu lieu  autour de 5 thèmes :

  • Médias, parlement, secteur privé, université et monde académique : des acteurs essentiels du gouvernement ouvert ;
  • Le droit d’accès à l’information ;
  • Répondre aux défis de transparence et de gouvernance financière ;
  • Du portage politique à la participation citoyenne ;
  • Le gouvernement ouvert : un nécessaire ancrage au niveau local.

L’un des objectifs du séminaire est de créer une dynamique et un effet d’entrainement des pays d’Afrique membres PGO (Tunisie, Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Maroc, Sénégal) vers ceux souhaitant y adhérer, en les accompagnants notamment dans l’atteinte des critères d’adhésion au PGO.

Ainsi, 11 pays non membres du PGO (Bénin, Cameroun, Guinée, Mali, Tchad, RDC, Togo, Niger, Madagascar, Mauritanie, Ile Maurice) ont répondu présents et ont montré, pendant ces deux jours, qu’ils possédaient déjà de bonnes pratiques et des expériences pertinentes sur le gouvernement ouvert. Ils ont également pu mieux comprendre les principes qui sous-tendent ce concept et les obstacles auxquels ils peuvent faire face.

Des échanges d’expérience Sud-Sud pour une appropriation pragmatique des outils et des méthodes 

La finalité première du séminaire est le partage d’outils pratiques et concrets de gouvernement ouvert en langue française qui pourront utilement être complétés et répliqués dans tous les pays en fonction des spécificités de chacun.

Organisé autour de 20 ateliers sur les thématiques précitées, le séminaire a ainsi été l’occasion de mettre en avant les expériences nationales et projets réussis pour en tirer de bonnes pratiques à dupliquer que ce soit au sein des administrations ou de la société civile de chaque pays.

Au total, ce sont donc 20 expériences diverses et variées qui ont été partagées durant ces deux jours, parmi lesquelles : le Sunubudget au Sénégal (plateforme numérique de suivi, de mesure et d’information budgétaire), Noucharik.ma au Maroc (plateforme dédiée au citoyen pour l’élaboration des propositions de loi), les méthodes de mise en place du budget participatif dans les communes ivoiriennes, l’expérience des Espaces de Dialogue et d’Interpellation Communautaire (EDIC) au Burkina Faso, le travail d’Africacheck au Sénégal sur le journalisme d’investigation dans un gouvernement ouvert ou encore la présentation des Cafés Press Info, un outil de promotion du droit d’accès à l’information en RDC.

La présentation de ces outils et leurs discussions lors des ateliers, a permis aux participants de repartir avec des enseignements permettant de faciliter la mise en place de méthodes du gouvernement ouvert, de trouver les solutions pratiques aux obstacles ou freins rencontrés dans leur déploiement ou dans leur compréhension et de profiter du savoir et de l’expérience des autres.

Partager des outils sur le gouvernement ouvert

L’ensemble des bonnes pratiques exposées sera publié dans le Deuxième Guide des Bonnes Pratiques du Gouvernement Ouvert en Afrique Francophone d’ici quelques semaines !

Enfin, la séance plénière finale a donné lieu à la présentation du site internet #PAGOF qui a vocation à exposer l’ensemble des activités du projet PAGOF et à rassembler, sous forme de « Boite à outils », les documents ou liens sur le gouvernement ouvert en langue française (guide pratique, manuel, plateforme, bonnes pratiques, outils développés…).

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